Textual coherence and the development of inferential generation skills

Mark A. Casteel, Greg B. Simpson

Research output: Contribution to journalArticle

22 Citations (Scopus)

Abstract

This study addressed age‐related changes in the ability to draw inferences, and examined the generation process of the inferences themselves. Second‐, fifth‐, and eighth‐grade children, and college undergraduates read eight stories from which two types of inferences could be drawn: those that are critical to the comprehension of a story (backward inferences), and those that are not (forward inferences). Subjects then answered questions testing whether the appropriate inferences had been drawn. Backward inferences were drawn more reliably and more rapidly than were forward inferences, at all grade levels. The results suggest that children as young as second grade are able to draw inferences from text, particularly when the coherence of the text requires such inferences, but that the ability to draw both kinds of inferences still increases with age. It is also suggested that, for all ages, backward inferences are most likely to be drawn at the time the text is encoded, while forward inferences are most likely to be drawn only when needed, at retrieval. Cohérence textuelle et développement des capacités de production d'inférences Beaucoup soutiennent que la capacitéà faire des inférences est un important déterminant de la compréhension en lecture. Quoiqu'il y ait abondance de recherches montrant que l'enfant et l'adulte sont des producteurs d'inférence prolixes, quand on s'intéresse au lieu de production des inférences, l'image est beaucoup moins Claire. La question n'est plus de savoir si les enfants et les adultes peuvent faire des inférences, mais de savoir quand on fait ces inferences. Les inférences sont‐elles encodées lors de la compréhension et, par conséquent, sont‐elles stockées en tant que partie de la représentation mnémonique du texte, ou les sujets font‐ils simplement des inférences lors de la récuperation en mémoire, quand c'est nécessaire pour certains types de réponses? Le modèle bien connu de compréhension de texte de Kintsch (Kintsch, 1974; Kintsch et Van Dijk, 1978) considère que la construction d'une base de texte cohérente nécessite souvent l'inclusion de propositions qui n'ont pas étéétablies explicitement. Ces propositions implicites représentent essentiellement des inférences arrière produites pendant I'encodage pour lier une nouvelle proposition avec une proposition déjà inclue en mémoire de travail ou en mémoire à long terme. Le modèle de Kintsch ne considère cependant pas que les inférences avant soient effectuées en cours de lecture, sans prise en considération de leur caractère plus ou moins plausible ou contraint. Toutes les inférences avant ont lieu lors du recouvrement. Un travail préliminaire de Singer et Ferreira (1983) avec des adultes a montré que l'on fait des inférences arrière lors de l'encodage, alors qu'on ne fait pas d'inférences plausibles mais avant jusqu'au moment du recouvrement. Ces résultats appuient le modèle de Kintsch, et suggèrent que le rôle que jouent les inférences dans la construction d'une base de texte cohérente est le facteur déterminant pour savoir si oui ou non elles sont effectuées pendant I'encodage actuel du texte. Alors qu'il existe des données à ce sujet concernant les adultes, peu de données se rapportent au développement. Il est possible que puisque les inférences arrière sont nécessaires à la compréhension d'un message, elles apparaissent génétiquement plus tôt que les inferences avant qui sont plus élaborées. Nous avons donc planifié cette recherche pour examiner les changements dans la réalisation des inférences avant et arrière en fonction de l'âge. Des enfants de 2°, 5° et 8° année et des ëtudiants de 1 °cycle ont lu huit histoires permettant de faire des inférences avant et arrière. Les sujets ont ensuite répondu à des questions pour évaluer ces inférences, et on a mesuré la vitesse et l'exactitude des réponses. On a trouvé que quoique les 2° année font les deux types d'inférences plus souvent qu'au hasard, les résultats aux questions d'inférence montrent bien un substantial accroissement avec l'âge. Plus important cependant est le fait que, à tous les niveaux d'âge, les inférences arrière sont effectuées avec une fidélité et une vitesse plus grandes que les inférences avant. Ceci suggère que les inférences arrière sont réalisées en cours de lecture, alors que les inférences avant ne sont pas réalisées avant le moment du test. Les résultats suggèrent que les enfants, dès la 2° année, sont capables de faire des inférences sur un texte, surtout quand la cohérence du texte nécessite ces inférences, mais que la capacitéà faire les deux types d'inférences augmente avec 1′âge. On conclue qu'il serait préférable de considérer les inférences comme relevant de deux categories: a) les inférences sans lesquelles le texte ne serait pas cohérent (inferences arrière), et b) celles qui sont impliquées par le texte mais qui ne sont pas nécessaires pour sa compréhension (inferences avant).

Original languageEnglish (US)
Pages (from-to)116-129
Number of pages14
JournalJournal of Research in Reading
Volume14
Issue number2
DOIs
StatePublished - Sep 1991

Fingerprint

Text Messaging
examiner
ability
comprehension
Aptitude
school grade
inclusion
coherence
Values

All Science Journal Classification (ASJC) codes

  • Education
  • Developmental and Educational Psychology
  • Psychology (miscellaneous)

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It is also suggested that, for all ages, backward inferences are most likely to be drawn at the time the text is encoded, while forward inferences are most likely to be drawn only when needed, at retrieval. Coh{\'e}rence textuelle et d{\'e}veloppement des capacit{\'e}s de production d'inf{\'e}rences Beaucoup soutiennent que la capacit{\'e}{\`a} faire des inf{\'e}rences est un important d{\'e}terminant de la compr{\'e}hension en lecture. Quoiqu'il y ait abondance de recherches montrant que l'enfant et l'adulte sont des producteurs d'inf{\'e}rence prolixes, quand on s'int{\'e}resse au lieu de production des inf{\'e}rences, l'image est beaucoup moins Claire. La question n'est plus de savoir si les enfants et les adultes peuvent faire des inf{\'e}rences, mais de savoir quand on fait ces inferences. 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Le mod{\`e}le de Kintsch ne consid{\`e}re cependant pas que les inf{\'e}rences avant soient effectu{\'e}es en cours de lecture, sans prise en consid{\'e}ration de leur caract{\`e}re plus ou moins plausible ou contraint. Toutes les inf{\'e}rences avant ont lieu lors du recouvrement. Un travail pr{\'e}liminaire de Singer et Ferreira (1983) avec des adultes a montr{\'e} que l'on fait des inf{\'e}rences arri{\`e}re lors de l'encodage, alors qu'on ne fait pas d'inf{\'e}rences plausibles mais avant jusqu'au moment du recouvrement. Ces r{\'e}sultats appuient le mod{\`e}le de Kintsch, et sugg{\`e}rent que le r{\^o}le que jouent les inf{\'e}rences dans la construction d'une base de texte coh{\'e}rente est le facteur d{\'e}terminant pour savoir si oui ou non elles sont effectu{\'e}es pendant I'encodage actuel du texte. Alors qu'il existe des donn{\'e}es {\`a} ce sujet concernant les adultes, peu de donn{\'e}es se rapportent au d{\'e}veloppement. Il est possible que puisque les inf{\'e}rences arri{\`e}re sont n{\'e}cessaires {\`a} la compr{\'e}hension d'un message, elles apparaissent g{\'e}n{\'e}tiquement plus t{\^o}t que les inferences avant qui sont plus {\'e}labor{\'e}es. Nous avons donc planifi{\'e} cette recherche pour examiner les changements dans la r{\'e}alisation des inf{\'e}rences avant et arri{\`e}re en fonction de l'{\^a}ge. Des enfants de 2°, 5° et 8° ann{\'e}e et des {\"e}tudiants de 1 °cycle ont lu huit histoires permettant de faire des inf{\'e}rences avant et arri{\`e}re. Les sujets ont ensuite r{\'e}pondu {\`a} des questions pour {\'e}valuer ces inf{\'e}rences, et on a mesur{\'e} la vitesse et l'exactitude des r{\'e}ponses. On a trouv{\'e} que quoique les 2° ann{\'e}e font les deux types d'inf{\'e}rences plus souvent qu'au hasard, les r{\'e}sultats aux questions d'inf{\'e}rence montrent bien un substantial accroissement avec l'{\^a}ge. Plus important cependant est le fait que, {\`a} tous les niveaux d'{\^a}ge, les inf{\'e}rences arri{\`e}re sont effectu{\'e}es avec une fid{\'e}lit{\'e} et une vitesse plus grandes que les inf{\'e}rences avant. Ceci sugg{\`e}re que les inf{\'e}rences arri{\`e}re sont r{\'e}alis{\'e}es en cours de lecture, alors que les inf{\'e}rences avant ne sont pas r{\'e}alis{\'e}es avant le moment du test. Les r{\'e}sultats sugg{\`e}rent que les enfants, d{\`e}s la 2° ann{\'e}e, sont capables de faire des inf{\'e}rences sur un texte, surtout quand la coh{\'e}rence du texte n{\'e}cessite ces inf{\'e}rences, mais que la capacit{\'e}{\`a} faire les deux types d'inf{\'e}rences augmente avec 1′{\^a}ge. On conclue qu'il serait pr{\'e}f{\'e}rable de consid{\'e}rer les inf{\'e}rences comme relevant de deux categories: a) les inf{\'e}rences sans lesquelles le texte ne serait pas coh{\'e}rent (inferences arri{\`e}re), et b) celles qui sont impliqu{\'e}es par le texte mais qui ne sont pas n{\'e}cessaires pour sa compr{\'e}hension (inferences avant).",
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Textual coherence and the development of inferential generation skills. / Casteel, Mark A.; Simpson, Greg B.

In: Journal of Research in Reading, Vol. 14, No. 2, 09.1991, p. 116-129.

Research output: Contribution to journalArticle

TY - JOUR

T1 - Textual coherence and the development of inferential generation skills

AU - Casteel, Mark A.

AU - Simpson, Greg B.

PY - 1991/9

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N2 - This study addressed age‐related changes in the ability to draw inferences, and examined the generation process of the inferences themselves. Second‐, fifth‐, and eighth‐grade children, and college undergraduates read eight stories from which two types of inferences could be drawn: those that are critical to the comprehension of a story (backward inferences), and those that are not (forward inferences). Subjects then answered questions testing whether the appropriate inferences had been drawn. Backward inferences were drawn more reliably and more rapidly than were forward inferences, at all grade levels. The results suggest that children as young as second grade are able to draw inferences from text, particularly when the coherence of the text requires such inferences, but that the ability to draw both kinds of inferences still increases with age. It is also suggested that, for all ages, backward inferences are most likely to be drawn at the time the text is encoded, while forward inferences are most likely to be drawn only when needed, at retrieval. Cohérence textuelle et développement des capacités de production d'inférences Beaucoup soutiennent que la capacitéà faire des inférences est un important déterminant de la compréhension en lecture. Quoiqu'il y ait abondance de recherches montrant que l'enfant et l'adulte sont des producteurs d'inférence prolixes, quand on s'intéresse au lieu de production des inférences, l'image est beaucoup moins Claire. La question n'est plus de savoir si les enfants et les adultes peuvent faire des inférences, mais de savoir quand on fait ces inferences. Les inférences sont‐elles encodées lors de la compréhension et, par conséquent, sont‐elles stockées en tant que partie de la représentation mnémonique du texte, ou les sujets font‐ils simplement des inférences lors de la récuperation en mémoire, quand c'est nécessaire pour certains types de réponses? Le modèle bien connu de compréhension de texte de Kintsch (Kintsch, 1974; Kintsch et Van Dijk, 1978) considère que la construction d'une base de texte cohérente nécessite souvent l'inclusion de propositions qui n'ont pas étéétablies explicitement. Ces propositions implicites représentent essentiellement des inférences arrière produites pendant I'encodage pour lier une nouvelle proposition avec une proposition déjà inclue en mémoire de travail ou en mémoire à long terme. Le modèle de Kintsch ne considère cependant pas que les inférences avant soient effectuées en cours de lecture, sans prise en considération de leur caractère plus ou moins plausible ou contraint. Toutes les inférences avant ont lieu lors du recouvrement. Un travail préliminaire de Singer et Ferreira (1983) avec des adultes a montré que l'on fait des inférences arrière lors de l'encodage, alors qu'on ne fait pas d'inférences plausibles mais avant jusqu'au moment du recouvrement. Ces résultats appuient le modèle de Kintsch, et suggèrent que le rôle que jouent les inférences dans la construction d'une base de texte cohérente est le facteur déterminant pour savoir si oui ou non elles sont effectuées pendant I'encodage actuel du texte. Alors qu'il existe des données à ce sujet concernant les adultes, peu de données se rapportent au développement. Il est possible que puisque les inférences arrière sont nécessaires à la compréhension d'un message, elles apparaissent génétiquement plus tôt que les inferences avant qui sont plus élaborées. Nous avons donc planifié cette recherche pour examiner les changements dans la réalisation des inférences avant et arrière en fonction de l'âge. Des enfants de 2°, 5° et 8° année et des ëtudiants de 1 °cycle ont lu huit histoires permettant de faire des inférences avant et arrière. Les sujets ont ensuite répondu à des questions pour évaluer ces inférences, et on a mesuré la vitesse et l'exactitude des réponses. On a trouvé que quoique les 2° année font les deux types d'inférences plus souvent qu'au hasard, les résultats aux questions d'inférence montrent bien un substantial accroissement avec l'âge. Plus important cependant est le fait que, à tous les niveaux d'âge, les inférences arrière sont effectuées avec une fidélité et une vitesse plus grandes que les inférences avant. Ceci suggère que les inférences arrière sont réalisées en cours de lecture, alors que les inférences avant ne sont pas réalisées avant le moment du test. Les résultats suggèrent que les enfants, dès la 2° année, sont capables de faire des inférences sur un texte, surtout quand la cohérence du texte nécessite ces inférences, mais que la capacitéà faire les deux types d'inférences augmente avec 1′âge. On conclue qu'il serait préférable de considérer les inférences comme relevant de deux categories: a) les inférences sans lesquelles le texte ne serait pas cohérent (inferences arrière), et b) celles qui sont impliquées par le texte mais qui ne sont pas nécessaires pour sa compréhension (inferences avant).

AB - This study addressed age‐related changes in the ability to draw inferences, and examined the generation process of the inferences themselves. Second‐, fifth‐, and eighth‐grade children, and college undergraduates read eight stories from which two types of inferences could be drawn: those that are critical to the comprehension of a story (backward inferences), and those that are not (forward inferences). Subjects then answered questions testing whether the appropriate inferences had been drawn. Backward inferences were drawn more reliably and more rapidly than were forward inferences, at all grade levels. The results suggest that children as young as second grade are able to draw inferences from text, particularly when the coherence of the text requires such inferences, but that the ability to draw both kinds of inferences still increases with age. It is also suggested that, for all ages, backward inferences are most likely to be drawn at the time the text is encoded, while forward inferences are most likely to be drawn only when needed, at retrieval. Cohérence textuelle et développement des capacités de production d'inférences Beaucoup soutiennent que la capacitéà faire des inférences est un important déterminant de la compréhension en lecture. Quoiqu'il y ait abondance de recherches montrant que l'enfant et l'adulte sont des producteurs d'inférence prolixes, quand on s'intéresse au lieu de production des inférences, l'image est beaucoup moins Claire. La question n'est plus de savoir si les enfants et les adultes peuvent faire des inférences, mais de savoir quand on fait ces inferences. Les inférences sont‐elles encodées lors de la compréhension et, par conséquent, sont‐elles stockées en tant que partie de la représentation mnémonique du texte, ou les sujets font‐ils simplement des inférences lors de la récuperation en mémoire, quand c'est nécessaire pour certains types de réponses? Le modèle bien connu de compréhension de texte de Kintsch (Kintsch, 1974; Kintsch et Van Dijk, 1978) considère que la construction d'une base de texte cohérente nécessite souvent l'inclusion de propositions qui n'ont pas étéétablies explicitement. Ces propositions implicites représentent essentiellement des inférences arrière produites pendant I'encodage pour lier une nouvelle proposition avec une proposition déjà inclue en mémoire de travail ou en mémoire à long terme. Le modèle de Kintsch ne considère cependant pas que les inférences avant soient effectuées en cours de lecture, sans prise en considération de leur caractère plus ou moins plausible ou contraint. Toutes les inférences avant ont lieu lors du recouvrement. Un travail préliminaire de Singer et Ferreira (1983) avec des adultes a montré que l'on fait des inférences arrière lors de l'encodage, alors qu'on ne fait pas d'inférences plausibles mais avant jusqu'au moment du recouvrement. Ces résultats appuient le modèle de Kintsch, et suggèrent que le rôle que jouent les inférences dans la construction d'une base de texte cohérente est le facteur déterminant pour savoir si oui ou non elles sont effectuées pendant I'encodage actuel du texte. Alors qu'il existe des données à ce sujet concernant les adultes, peu de données se rapportent au développement. Il est possible que puisque les inférences arrière sont nécessaires à la compréhension d'un message, elles apparaissent génétiquement plus tôt que les inferences avant qui sont plus élaborées. Nous avons donc planifié cette recherche pour examiner les changements dans la réalisation des inférences avant et arrière en fonction de l'âge. Des enfants de 2°, 5° et 8° année et des ëtudiants de 1 °cycle ont lu huit histoires permettant de faire des inférences avant et arrière. Les sujets ont ensuite répondu à des questions pour évaluer ces inférences, et on a mesuré la vitesse et l'exactitude des réponses. On a trouvé que quoique les 2° année font les deux types d'inférences plus souvent qu'au hasard, les résultats aux questions d'inférence montrent bien un substantial accroissement avec l'âge. Plus important cependant est le fait que, à tous les niveaux d'âge, les inférences arrière sont effectuées avec une fidélité et une vitesse plus grandes que les inférences avant. Ceci suggère que les inférences arrière sont réalisées en cours de lecture, alors que les inférences avant ne sont pas réalisées avant le moment du test. Les résultats suggèrent que les enfants, dès la 2° année, sont capables de faire des inférences sur un texte, surtout quand la cohérence du texte nécessite ces inférences, mais que la capacitéà faire les deux types d'inférences augmente avec 1′âge. On conclue qu'il serait préférable de considérer les inférences comme relevant de deux categories: a) les inférences sans lesquelles le texte ne serait pas cohérent (inferences arrière), et b) celles qui sont impliquées par le texte mais qui ne sont pas nécessaires pour sa compréhension (inferences avant).

UR - http://www.scopus.com/inward/record.url?scp=84986772908&partnerID=8YFLogxK

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U2 - 10.1111/j.1467-9817.1991.tb00013.x

DO - 10.1111/j.1467-9817.1991.tb00013.x

M3 - Article

AN - SCOPUS:84986772908

VL - 14

SP - 116

EP - 129

JO - Journal of Research in Reading

JF - Journal of Research in Reading

SN - 0141-0423

IS - 2

ER -